
Copenhague : Christiania et Christianshavn : visite guidée à pied
- 2 h
- Annulation gratuite
4,7 (313 avis)
dès 43 € / pers.
Voir prix & dispos
Fondée en 1971 sur une ancienne caserne, la ville libre de Christiania s'autogère toujours. En 2026, l'entrée reste gratuite et le quartier se parcourt à pied.
Christiania est une commune libre autogérée installée en plein Copenhague, sur une ancienne base militaire du quartier de Christianshavn. On y entregratuitement, à pied depuis le centre en un quart d'heure ou en métro jusqu'à la station Christianshavn, pour découvrir un dédale de maisons autoconstruites, de fresques et d'ateliers d'artistes.
Une précision indispensable en 2026 : la fameuse Pusher Street et son marché du cannabis à ciel ouvert n'existent plus. Les habitants ont démantelé la rue enavril 2024. Beaucoup de guides restent périmés sur ce point. Ce qui n'a pas bougé : les maisons autoconstruites, les fresques, les ateliers, et une loi commune affichée aux entrées que l'on est prié de lire avant d'avancer.
Christiania, ou Fristaden Christiania (la ville libre de Christiania), est une communauté autogérée d'environ 850 à 1 000 habitants qui occupe les anciennes casernes de Bådsmandsstræde, sur l'île de Christianshavn. Depuis 1971, ses résidents prennent les décisions collectivement, en assemblée et par consensus, sans maire ni conseil municipal classique. Pas de propriété privée des logements, des loyers modérés versés à la caisse commune, et une organisation qui a survécu à un demi-siècle de bras de fer avec l'État danois.
Le quartier s'étend sur près de 34 hectares, remparts et douves de l'ancienne fortification compris. On y trouve des maisons autoconstruites souvent excentriques, des ateliers, des galeries, des salles de concert, des cafés, un skatepark autoconstruit (Wonderland) et de larges espaces verts le long des lacs. C'est cette ambiance décontractée et bricolée, à des années-lumière du Copenhague policé du design scandinave, qui attire chaque année des centaines de milliers de visiteurs.
Partout, vous croiserez le drapeau de Christiania : trois points jaunes sur fond rouge, un pour chaque i du mot. Né du hasard d'un pot de peinture rouge et jaune dans les premières années, il est devenu le symbole de la communauté, peint sur les façades et vendu sur les étals. Ce goût de l'autonomie va loin : la ville libre gère elle-même ses ateliers, ses crèches, sa collecte des déchets et l'entretien de ses maisons, sans passer par les services de la municipalité.
En 2026, Christiania se raconte donc autrement que dans les vieux articles. La page cannabis est tournée. Restent la culture, l'art de rue et la vie associative. Le quartier compte toujours parmi les visites les plus courues de la capitale, aux côtés de Nyhavn et des autres choses à faire à Copenhague.
Christiania se situe à Christianshavn, à l'est du centre historique, de l'autre côté du port. Le plus simple est de prendre le métro jusqu'à la station Christianshavn (lignes M1 et M2), puis de rejoindre à pied l'entrée principale sur Prinsessegade en une dizaine de minutes. Vous reconnaîtrez l'entrée à son portail peint et à l'inscription qui rappelle que vous quittez l'Union européenne pour la ville libre.
À pied depuis Nyhavnou le centre, comptez un petit quart d'heure. À vélo, comme la moitié de Copenhague, c'est encore plus rapide. L'entrée est gratuiteet le quartier reste accessible en permanence, mais la visite se fait de préférence de jour, quand les cafés et les échoppes sont ouverts et l'ambiance plus paisible. Prévoyez une à deux heures pour en faire le tour tranquillement.
Le meilleur moment pour visiter reste la fin de matinée ou l'après-midi, quand la lumière met en valeur les fresques et que les cafés tournent. L'été, la scène du Nemoland accueille des concerts en plein air et le quartier vit au ralenti sous les arbres. En hiver, l'ambiance est plus feutrée, mais les journées sont courtes : arrivez tôt pour profiter de la clarté. Pour caler votre séjour selon la saison et la météo, voyez notre guide quand partir au Danemark.
Christiania est un lieu de vie, pas un parc d'attractions. Ses habitants ont adopté dès 1979 une loi commune (fælleslov), toujours affichée aux entrées, et quelques règles de bon sens à connaître avant d'arriver. Les respecter, c'est la condition pour être bien accueilli.
L'interdiction de photographier a longtemps concerné surtout Pusher Street, où les vendeurs ne voulaient pas être identifiés. Le marché a disparu, mais le réflexe de prudence reste de mise dans cette partie du quartier.
La meilleure façon de visiter Christiania, c'est de flâner sans itinéraire précis. Voici tout de même les étapes, de l'entrée principale jusqu'aux remparts.

En sortant, poussez jusqu'à l'église de Notre-Sauveur (Vor Frelsers Kirke) et son clocher en spirale, à deux pas, puis vers les entrepôts reconvertis de Refshaleøen et son marché de street food Reffen, dans le prolongement de la même balade côté port.
Pour comprendre le quartier avec quelqu'un qui en connaît l'histoire, une visite guidée à pied relie Christiania et Christianshavn. Une visite à vélo l'intègre aux temps forts de la ville.

Copenhague : Christiania et Christianshavn : visite guidée à pied
4,7 (313 avis)
dès 43 € / pers.
Voir prix & dispos
Copenhague : visite des temps forts de la ville à vélo avec visite de Christiania
4,9 (184 avis)
dès 48 € / pers.
Voir prix & disposPendant des décennies, Pusher Street a été le visage sulfureux de Christiania : une allée d'étals où le cannabis se vendait ouvertement, malgré son interdiction au Danemark. Ce commerce toléré a fini par attirer les gangs et la violence. Après une fusillade meurtrière en août 2023, la communauté a estimé qu'elle ne pouvait plus gérer seule la situation.
Le 6 avril 2024, les habitants ont pris les choses en main : pelles et brouettes à la main, ils ont arraché eux-mêmes les pavés de Pusher Street pour signifier la fin du marché. L'opération, menée avec le soutien de la municipalité et de la police, s'est accompagnée d'un plan de rénovation de la rue et des réseaux, et d'une aide publique pour réaménager la zone.
En 2026, la vente de cannabis à ciel ouvert a donc cessé et la rue se transforme. La règle interdisant les drogues dures, elle, n'a jamais bougé. Concrètement, pour le visiteur, l'atmosphère est plus apaisée qu'au temps du marché. On vient désormais pour l'histoire du lieu et pour ses fresques.
Christiania reste une expérience sociale née de la contre-culture des années 1970, et toujours en activité. Elle prolonge, à sa manière, l'attachement danois à la communauté et au bien-être partagé que l'on retrouve dans le hygge.
La réputation sulfureuse de Christiania tient surtout à l'ancien marché du cannabis, désormais fermé. En journée, le quartier est sûrpour les visiteurs qui respectent les règles, et de nombreuses familles danoises viennent profiter de ses aires de jeux, de ses ateliers et de ses espaces verts. C'est un lieu habité et vivant, à aborder avec le même respect que n'importe quel voisinage.
Quelques réflexes suffisent : rester discret devant les habitations, ne pas photographier dans les zones interdites, surveiller ses affaires comme dans tout lieu fréquenté et éviter de traîner tard le soir dans les recoins mal éclairés. Christiania se marie bien avec la découverte du quartier voisin de Christianshavn, ses canaux et ses maisons colorées, pour une demi-journée complète loin des foules de Strøget.